Si les collections des Beaux-Arts de Paris possèdent un portrait posthume de Rodolphe Bresdin dans son atelier, elles n’avaient jusqu’ici aucune des planches gravées ou lithographiées de l’artiste maudit, mort dans la misère, au surnom si éloquent de « Chien-caillou ».

Agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1765 avec un tableau d’histoire, Corésus et Callirhoé, Fragonard ne présenta jamais de morceau de réception lui permettant d’y être reçu définitivement. Il abandonna vite le grand genre au profit de tableaux « réalisés à l’intention d’une clientèle fortunée prisant les sujets galants et libertins », registre auquel il donna ses lettres de noblesse et auquel il doit essentiellement sa renommée aujourd’hui.

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