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Agenda

L’esprit de l’atelier - Exposition Hors-Les-Murs

L’esprit de l’atelier réunit 16 artistes formés aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier de Djamel Tatah, où il a enseigné pendant quinze ans. L’exposition s’attache à un « cas d’école » : celui du fonctionnement singulier des ateliers des Beaux-Arts de Paris.


Reposant sur un dialogue quotidien entre un artiste enseignant et ses étudiants, ce système d’ateliers ne vise pas la transmission d’un style, mais l’accompagnement de chacun dans la construction de sa propre pratique. Djamel Tatah a ainsi formé une génération d’artistes aujourd’hui remarquée pour la force de ses œuvres et la diversité de ses trajectoires.

Réunissant plus de 120 œuvres, récentes ou produites pour l’exposition, L’esprit de l’atelier donne à voir un large éventail de pratiques : peinture, dessin, sculpture, tissage et installation. Entre figuration et abstraction, réel et fiction, les œuvres explorent des mondes intérieurs nourris de références multiples, des maîtres anciens aux cultures contemporaines.

Ce qui relie ces artistes n’est pas une esthétique commune, mais une expérience partagée de formation et d’accompagnement. L’exposition témoigne ainsi de la richesse et de la diversité des voix issues de l’atelier de Djamel Tatah, aujourd’hui pleinement inscrites dans la scène artistique contemporaine.
 

Avec les artistes : 
Kenia Almaraz Murillo 
Raphaëlle Benzimra 
Djabril Boukhenaïssi 
Tristan Chevillard 
Fabien Conti
Mathilde Denize 
Léo Dorfner 
Clémence Gbonon 
Bilal Hamdad 
Nina Jayasuriya 
Dora Jeridi
David Mbuyi 
Zélie Nguyen 
Pierre Pauze 
Blaise Schwartz 
Rayan Yasmineh
 

Un catalogue édité en partenariat avec Beaux-Arts de Paris éditions accompagne l’exposition.

MO.CO. Panacée
L’esprit de l’atelier réunit 16 artistes formés aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier de Djamel Tatah, où il a enseigné pendant quinze ans. L’exposition s’attache à un « cas d’école » : celui du fonctionnement singulier des ateliers des Beaux-Arts
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L’esprit de l’atelier - Exposition Hors-Les-Murs
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2026-01-31T09:00:00
2026-05-03T18:00:00
Penser le Présent autour des échos de Fukushima

Le 11 mars 2011, le Japon était ébranlé par la catastrophe de Fukushima d’une ampleur inouïe. Qu’a-t-on appris de cette catastrophe inextricablement naturelle et nucléaire ?


Pour discuter de ses échos et résonances par-delà le Japon et « depuis notre fenêtre », la philosophe Clélia Zernik, la curatrice Élodie Royer, la chercheuse en théorie et esthétique du cinéma Élise Domenach et l’écrivain Michaël Ferrier, qui partagent une fine connaissance des scènes artistiques japonaises avec lesquelles ils entretiennent un dialogue au long cours, reviennent sur cet événement et les bouleversements qu’il a induits. 

Depuis les Beaux-Arts et les actions qui ont suivi la catastrophe, initiées par certains artistes et chefs d’atelier comme Jean-Luc Vilmouth organisant un banquet dans les environs de Fukushima avec une communauté de survivants un an après les événements, depuis le Japon tel que l’éprouve Michaël Ferrier dans son ouvrage Fukushima, récit d’un désastre en passant par le prisme du cinéma, ou depuis La Hague ou Rokkasho autour des pollutions et autres risques sanitaires encourus par l’environnement et les populations, se pose « la question d’un monde durablement abîmé qui requiert de nous de nouvelles capacités d’attention et de présence au monde », comme le souligne Élise Domenach dans son ouvrage Le paradigme Fukushima au cinéma.

Rencontre avec Clélia Zernik, Élise Domenach, Élodie Royer et Michaël Ferrier, modérée par Audrey Illouz. 

En partenariat avec l’ENS Louis-Lumière et avec le soutien de l’Institut Universitaire de France.
 


Élise Domenach est professeure des universités à l’ENS Louis-Lumière, membre senior de l’Institut Universitaire de France. Normalienne, agrégée et docteure en philosophie, elle est l’auteure de Stanley Cavell, le cinéma et le scepticisme (2011) et de L’écran de nos pensées. Stanley Cavell, le cinéma et la philosophie (dir., 2021). Elle a publié de nombreuses études sur le cinéma des frères Dardenne, Malick, Desplechin, sur l’écocinéma américain, japonais, taiwanais, Lav Diaz, Wang Bing, Hamaguchi, et deux livres sur le cinéma japonais : Fukushima en cinéma. Voix du cinéma japonais/ Fukushima in Film. Voices from the Japanese Cinema (2015) et Le Paradigme Fukushima au cinéma. Ce que voir veut dire (2011-2013) (2022). Elle écrit aussi comme critique de cinéma dans Esprit et Positif.


Michaël Ferrier est écrivain, professeur à l'université Chuo de Tokyo. Témoin direct de la catastrophe, il a écrit et dirigé de nombreux livres collectifs sur Fukushima : Fukushima, récit d'un désastre (Gallimard, 2012), Penser avec Fukushima (2016), Dans l’œil du désastre : créer avec Fukushima (Thierry Marchaisse, 2021), ainsi que des textes de « la trilogie de l’atome », réalisée par Watanabe Kenichi et publiée sous le titre Notre ami l’atome (Gallimard, 2021). Récompensé par plusieurs prix littéraires, théâtraux (Festival d'Avignon) et cinématographiques (International Uranium Film Festival), il est aussi le créateur du site tokyo-time-table.com


Élodie Royer est commissaire d’exposition indépendante, basée à Paris. Depuis sa résidence à la Villa Kujoyama en 2011, elle travaille de façon continue avec la scène artistique japonaise. Ses expositions et ses textes portent sur les interactions entre l'art et l'environnement, explorant en particulier les récits écologiques et les pratiques artistiques au Japon, à l’aune de la triple catastrophe de Fukushima. Elle a notamment récemment conçu l’exposition L’Écologie des relations (FRAC Sud, Marseille, 2026) et co-réalisé son premier volet L’Écologie des choses (Maison de la culture du Japon, Paris, 2025). Elle intervient depuis cette année à l'École Duperré, et en tant que membre du conseil scientifique du LaM, Lille métropole musée d’art moderne, d'art contemporain et d'art brut.


Normalienne, agrégée et docteure en esthétique, Clélia Zernik est professeure de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris. Ses premières recherches portent sur la relation entre art et sciences, telle qu’elle est élaborée par les psychologues de l’art et par les phénoménologues (cf. Perception-cinéma, Vrin, Paris, 2012 ; L’œil et l’objectif, Vrin, 2014). Celles-ci s’orientent désormais vers le cinéma (Les Sept samouraïs d’Akira Kurosawa, éditions Yellow Now, Paris, 2013, L’attrait du café, éditions Yellow Now, Paris 2017, L’attrait du fantôme, éditions Yellow Now, Paris, 2019) et l’art contemporain japonais, grâce à des séjours d’études à l’université de Waseda et à l’université de Tokyo. Elle travaille sur la question de la doublure des images (surfaces et profondeurs japonaises) et collabore régulièrement à des revues comme Critique d’art et Art Press.


Crédit photo : © Jean-Luc Vilmouth, Lunch Time, 2014
 

Amphithéâtre d'Honneur
On
Le 11 mars 2011, le Japon était ébranlé par la catastrophe de Fukushima d’une ampleur inouïe. Qu’a-t-on appris de cette catastrophe inextricablement naturelle et nucléaire ?
Jean-Luc Vilmouth, Lunch Time, 2014
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4530
2026-03-11T19:00:00
2026-03-11T20:30:00
Penser le Présent avec Metahaven

Le travail de Metahaven, à la croisée du design, du cinéma, du textile, de l'installation et de l'écriture, est profondément lié à Internet et à sa géopolitique, alliant recherche et esthétique expérimentale et exubérante.

Fondé en 2007 par Vinca Kruk et Daniel van der Velden, le collectif s'intéresse depuis quelques années au rôle fondamental de la poésie, tant sur le plan cinématographique et visuel que sur les plans littéraire et cognitif. Leurs œuvres récentes utilisent la poésie pour établir un lien entre art et science, comme dans le film Capture (2022-) ou pour interroger le rapport entre langage et émotion, à l'instar de The Feeling Sonnets (Transitional Object) (2024). Ce film est inspiré d'un recueil de poèmes d'Eugene Ostashevsky. Metahaven a récemment co-écrit Latent Spacecraft: Brains, GANs, Finnegans (2026) avec Nina Beguš, Gašper Beguš et Riccardo Petrini. Ce projet associe l'exploration de l'espace vectoriel non observé des modèles de langage de réseaux neuronaux à une réinterprétation de Finnegans Wake de James Joyce. 

La conférence de Metahaven portera sur la polyvalence de l'art et du design, et s'intéressera plus particulièrement à la poésie comme forme d'art du quotidien capable de remettre en question la prévisibilité du langage que nous utilisons.

La rencontre est organisée en partenariat avec l’École nationale supérieure d’arts de Paris Cergy.


Metahaven est un collectif d’artistes basé à Amsterdam dont le travail englobe le cinéma, le design et l'écriture. Un thème central de leurs recherches est le rôle fondamental de la poésie à l'ère de l’IA. Dans ce contexte, ils ont récemment publié, avec Nina Beguš, Gašper Beguš et Riccardo Petrini, « Latent Spacecraft: Brains, GANs, Finnegans », un ouvrage qui explore l'espace latent interne des modèles de réseaux neuronaux et propose une réinterprétation de « Finnegans Wake » de James Joyce. Parmi leurs films figurent « The Feeling Sonnets (Transitional Object) » (2024), « Chaos Theory » (2021), « Hometown » (2018), et « Information Skies » (2016, nominé aux European Film Awards). Metahaven a présenté des expositions individuelles au MoMA PS1 de New York, au Musée Guggenheim de Bilbao, à l'ICA de Londres, au Stedelijk Museum d'Amsterdam, au Yerba Buena Center for the Arts de San Francisco, à Asakusa (Tokyo), à Izolyatsia (Kyiv), à e-flux (New York) et à State of Concept Athens, entre autres. Ils ont également participé à des expositions collectives à Artists Space (New York), à la Biennale de Gwangju, à la Biennale de Sharjah, à Ghost:2561 (Bangkok) et dans de nombreux autres lieux. Leurs films ont été projetés à l'IFFR, à Docs Against Gravity, à CPH:DOX, au Musée Reina Sofía et au MoMA de New York, entre autres. En tant que designers, Metahaven ont collaboré ou collaborent avec Balenciaga, le Centre Tselinny de culture contemporaine d’Almaty, Valiz à Amsterdam, Sternberg Press à Londres, et bien d’autres. Ils ont créé des supports engagés pour Sea Shepherd (2016), Independent Diplomat (2014) et WikiLeaks (2010). Leurs œuvres figurent dans plusieurs collections muséales et privées internationales, notamment le Musée Guggenheim de Bilbao, la Fondation d'art de Sharjah, le Musée Stedelijk d'Amsterdam, le Victoria & Albert Museum, M HKA et la National Gallery of Victoria de Melbourne. Metahaven sont conseillers artistiques à la Rijksakademie, chercheurs associés à Antikythera et responsables du département de master en Geo-Design à la DAE.
 

Crédit photo : © Droits réservés
 

Affiche créée par Metahaven pour l'événement , Affiche créée par Metahaven pour l'événement
Amphithéâtre des Loges
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Fondé en 2007 par Vinca Kruk et Daniel van der Velden, le collectif s'intéresse depuis quelques années au rôle fondamental de la poésie, tant sur le plan cinématographique et visuel que sur les plans littéraire et cognitif.
Penser le Présent avec Metahaven
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2026-03-17T19:00:00
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Après Michel-Ange

La nouvelle exposition du cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna des Beaux-Arts de Paris se saisit de la figure de Michel-Ange pour interroger la notion d’influence et de transmission.


Michel-Ange détient une place particulière dans le panthéon des grands artistes : son œuvre, unanimement admiré et fondé sur une originalité inédite, résiste à ceux qui y cherchent l’exemplarité. 
Au XIXe siècle, Michel-Ange devient une référence incontournable parce qu’il est l’archétype de « l’artiste-magicien », selon l’expression de Rodin, qui a recherché dans ses réalisations les ressorts mystérieux de sa propre créativité.
 

Après Michel-Ange rassemble une quarantaine d’oeuvres – dessins, estampes, photographies, sculptures – issues des collections qui révèlent les diverses manières dont le « divin » Michel-Ange a été étudié, copié, regardé ou réinterprété depuis la Renaissance, et particulièrement au XIXe siècle, par Géricault, Carpeaux ou encore Rodin. Le parcours est enrichi d'oeuvres réalisées pour l'exposition par des étudiants de neuf professeurs qui se sont rassemblés autour de ce projet : Pascale Accoyer, Claude Closky, Clément Cogitore, Frédérique Loutz, Jack McNiven, Guillaume Paris, Philippe Renault, Daniel Schlier et Valérie Sonnier.
 

L'exposition est accompagnée d’un catalogue et donnera lieu à une manifestation du 9 au 11 avril 2026 qui rassemblera historiens de l’art, spécialistes du patrimoine, étudiants et professeurs des Beaux-Arts de Paris autour de la réception de cette immense figure de la Renaissance italienne en France. Programme complet bientôt disponible ici.


COMMISSARIAT

Alice Thomine-Berrada, responsable des collections aux Beaux-Arts de Paris, et Estelle Lambert, conservatrice des imprimés et manuscrits aux Beaux-Arts de Paris.
 

PARMI LES ARTISTES

Domenico del Barbiere, Guillaume Boichot, Léon Bonnat, Numa Boucoiran, Adolphe Braun, Jean Baptiste Carpeaux, Alphonse Chamson, Jacques Louis David, Étienne Delaune, Mathias Duval, Guillaume Duchenne de Boulogne, Jacques Édouard Gatteaux, Théodore Géricault, Alexandre Charles Guillemot, Hermann Heid, Louis Alexis Jamar, Paul Lepage, Charles Marville, Raffaele da Montelupo, Alphonse Antoine Montfort, Antoine Quatremère de Quincy, Joseph Théodore Richomme, Joseph Nicolas Robert-Fleury, Auguste Rodin, Martino Rota, Henri Joseph François de Triqueti, François Joseph Toussaint Uchard...


Légende : Jean-Baptiste Carpeaux, Étude d'après un détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Michel-Ange, XIXe siècle, plume et encre brune sur papier, 11,5 x 18,7 cm © Beaux-Arts de Paris

Cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna
La nouvelle exposition du cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna des Beaux-Arts de Paris se saisit de la figure de Michel-Ange pour interroger la notion d’influence et de transmission.
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Après Michel-Ange
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2026-03-24T13:00:00
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Des mots et des mondes

Issue d’un cycle de discussions autour de la place croissante de la poésie dans les pratiques artistiques contemporaines, l'exposition Des mots et des mondes envisage l’écriture comme un matériau plastique à part entière.

Face aux flux continus d’informations, les artistes ne cherchent pas à dire davantage, mais à dire autrement, à travers des formes sensibles, singulières et situées. Les mots deviennent alors des vecteurs d’émancipation, personnelle ou collective, incarnée dans des assemblages, des positionnements, des glissements sémantiques et des reconfigurations résolument poétiques.

À partir d’œuvres issues des collections des Beaux-Arts de Paris, de la création contemporaine et des productions d’étudiants et d’enseignants, Des mots et des mondes interroge le pouvoir des mots dans la construction des récits, des savoirs et des imaginaires. S’ils peuvent nommer, classer et ordonner le réel, ils sont aussi capables de le déplacer, de le transformer et d’ouvrir d’autres possibles. L’exposition suit un mouvement qui va de la classification à la spéculation, des cadres hérités – scientifiques, coloniaux, religieux ou institutionnels – vers des récits minorés, réécrits ou réinventés. 

À distance d’une histoire de l’art linéaire et stabilisée, les artistes enquêtent, collectent, recomposent, fabulent : les mots deviennent des outils pour faire émerger des mémoires fragmentées et des subjectivités tenues à la marge. De la crise à l’utopie, de l’Histoire aux trajectoires individuelles, du réel à l’imaginaire, l’exposition fait apparaître les mots comme des lieux de tension, mais aussi comme des espaces de partage, porteurs d’espoir et d’émancipation. Poétiques, manifestes ou fragiles, des mots pour se relier, faire communauté, transmettre, lutter. 

Conçue comme une « fiction panier », au sens d’Ursula K. Le Guin, l’exposition s’organise autour de plusieurs fils de pensée. Le parcours aborde les questions de catégorisation, d’anonymat et de déplacement, avant de s’attacher à la caricature, la fiction et la fabulation critique comme modes de reconfiguration de l’archive et de ses transmissions, notamment celles liées aux anciens élèves des Beaux-Arts de Paris. Les mots servent à révéler des réseaux d’amitiés ou des liens familiaux, à consigner des notes dans des carnets d’artistes ou à concevoir des livres comme des œuvres à part entière. Ils deviennent
aussi des instruments de résistance, permettant de contester les assignations sociales et de faire émerger des paroles intimes et politiques. 

Enfin, l’attention portée aux silences ouvre la réflexion à des formes de communication qui dépassent le langage verbal et participent à la transmission vivante des patrimoines immatériels. L’exposition s’achève sur des propositions d’utopies spéculatives : des espaces intermédiaires où les binarismes vacillent, où les savoirs circulent autrement, et où les œuvres deviennent des lieux de cohabitation entre réel et imaginaire. Des mots et des mondes nous invite à habiter poétiquement des mondes pluriels, en multipliant les pas de côté.

L'exposition est accompagnée d'un catalogue, d'un programme d'événements et d'une journée d'étude qui se tiendra le mercredi 20 mai 2026.


COMMISSARIAT

Mélanie Bouteloup et Armelle Pradalier, co-responsables de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition ».

Avec la participation des étudiantes et étudiants de la filière : Jeyni Ba, Louise Baranger-Léonard, Mickaël Berdugo, Clémence Carel, Jules Charabouska, Armel Cotinat-Flynn, Sybille de Roquemaurel, Maëva Delettre, Eve Farache, Rafael Garcia Lara, Lucie Gholam, Sacha Kheireddine, Albane Liébel, Joséphine Loembe-Sauthat, Arthi Pauly Bertonneau, Laura Rutishauser, Tara Sammouri, Becem Sediri, Suzanne Vallejo Gomez, Léa Zarrad.

Coordination scientifique pour les collections : Estelle Lambert, conservatrice des imprimés et manuscrits aux Beaux-Arts de Paris.

Enseignantes et enseignants associés : Anne Bourse, Stéphane Calais, Claude Closky, Julien Creuzet, Tristan Garcia, Jean-Yves Jouannais, Emmanuel Van der Meulen, Bruno Perramant et Chloé Quenum.

Remerciements aux équipes de la bibliothèque d’art contemporain des Beaux-Arts de Paris pour leur aide dans la sélection des livres d’artistes, notamment Amel Hamidou pour ses précieux conseils.


PARMI LES ARTISTES 

Mayssa Abdelaziz, Youssef Abdelké, Amal Abdenour, Shafic Abboud, Tassiana Aït-Tahar, Hala Alabdalla, Himat M. Ali, Shakir Hassan Al Said, Chadine Amghar, Xavier Antin, Pseudo-Aristote, Claude Aveline, Omar Ba, Babi Badalov, Carlotta Bailly-Borg, Francis Barlow, Antoine-Louis Barye, William Basseux, Pietro Bertelli, Judith Blum Reddy, Alexander Boghossian, Salomé Botella, Jules Bourgoin, Anne Bourse, Myriam Boukrit, Yassin Bouzid & Mohamed Sadk Kaffel, Rodolphe Bresdin, Marcel Broodthaers, Stéphane Calais, Saul Calcagni, Ferdinand Carlier, Minna Castrén, Henri Chetaille, Claude Closky, Guy de Cointet, Lucas Cranach l’Ancien, Julien Creuzet, Bady Dalloul, Honoré Daumier, Odonchimeg Davaadorj, Isaac de Crécy, Brune de Soto, Li Deshayes-Parré, Céleste Desplanche, François Desprez, Idriss Diabaté, Georgette Diallo, Ndidi Dike, Fringues de Dingues, Dornac, Clara Duflot, Dizy Durand-Gnougnou, Claudine Eizykman, Irène Fanshawe, Nicolas Faubert (Kryzastylz), Lucy Citti Ferreira, Robert Filliou, Brandon Gercara, Adolphe Giraudon, Gloria Glitzer, Cléopatra Gones, Cily Gonzalez, Jean-Jacques Grandville, Juliette Green, Joseph Grigely, Robert Groborne, Guichoune de Berroeta, Abraham Hadad, Te Ata Hapaitahaa-Conroy, Adam Henein, Christine Herzer, Katsushika Hokusai, Daniel Hopfer, Anna Jaccoud, Jean-Yves Jouannais, William Kentridge, Manabu Kōchi, Ndayé Kouagou, Elie Laflorencie, Christian Lattier, Jules Laurens, Lou Le Forban, Maëlle Lucas-Le Garrec, Stéphane Le Mercier, Seulgi Lee, Anouk Léger, Lucille Leger, Htein Lin, Lee Lozano, Pierre Loti, Prosper-Georges-Antoine Marilhat, Léonard Martin, Raban Maur, Soanie Marie-Rose, Lydia Matiegou-Keïta, Chloé Menous, Annette Messager, Dimitri Milbrun, Nuria Mokhtar, Bruno Perramant, Mathis Pettenati, Michalis Pichler, Clarisse Pillard, Giovanni-Battista Piranesi, Marius Plaksine, Monique Poncelet, Nancy Elizabeth Prophet, Loïs Rambeau, Guy Rambouts, Soa Ratsifandrihana, Hubert Renard, Anne Rochette, Stéphanie Saadé, Nadia Saïkali, Clément Schaab, Ursula Schultze-Bluhm, Pascal Sébah, Vega Serafina, Cécil Serres, Darja Shatalova, Wanrong Song, Camille Soualem, Daniel Spoerri, Lorenz Stoër, Ieva Stankuté, Christine Sun Kim, Antoni Tàpies, Colombe Thaller, Lalie Thébault-Maviel & Maéva Prigent, Théodore Valério, Lê Văn Đê, Egon Van Herreweghe, Cecilia Vicuña, Adrianna Wallis, Hans Weigel l'Aîné, Dominique Willoughby, Jacques Yankel, Pan Yuliang, Mia Yu, Ossip Zadkine, Radouan Zeghidour.

 

Avec le soutien de Société Générale. 
Crédit visuel : Halldora Magnusdottir

Palais des Beaux-Arts
L'exposition est née d’une série de discussions autour du rôle joué par les mots dans les pratiques artistiques actuelles, dans lesquelles la poésie et l’écriture occupent une place grandissante.
https://www.beauxartsparis.fr/fr/exposition-simple/des-mots-et-des-mondes
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BILLETTERIE RESPONSABLE
EXPOSITIONS
Exposition simple
Exposition - Des mots et des mondes
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2026-03-24T13:00:00
2026-05-24T19:00:00
Soirée signature Claude Rutault

Soirée signature pour le lancement de l’ouvrage Claude Rutault, La Marelle, entre la toile de la même couleur que le mur et la marelle.

Textes réunis et préfacés par Blandine Chavanne.


19h | Présentation de ce dernier volume de la collection des Écrits d’artistes publié par Beaux-Arts de Paris éditions, animée par Blandine Chavanne, en présence de Ninon Rutault, Yves Jammet, Quentin Lefranc et Béatrice Parent. Suivie d'un verre amical. 

Plus d'infos sur l'ouvrage

Crédit visuel : © Beaux-Arts de Paris éditions

Librairie des Beaux-Arts de Paris
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Soirée signature pour le lancement de l’ouvrage Claude Rutault, La Marelle, entre la toile de la même couleur que le mur et la marelle.Textes réunis et préfacés par Blandine Chavanne.
Soirée signature Claude Rutault
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ENTRÉE LIBRE
Événement
ÉVÉNEMENTS
Evenement
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2026-03-25T18:00:00
2026-03-25T20:30:00
Autour de l'exposition Des mots et des mondes

NOCTURNES LE MERCREDI SOIR DE 18H30 À 21H

Des événements en nocturne sont proposés les mercredis 1er, 8 et 22 avril et 6 et 13 mai de 18h30 à 21h. Visites performées, lectures de textes, performances et ateliers, le programme complet sera disponible bientôt ici. 
 

VENDREDIS 27 MARS ET 24 AVRIL À 17H 
VISITES DÉAMBULATOIRES ET ATELIERS DE TRANSMISSION ORALE 

Armel Cotinat-Flynn et Jeyni Ba, étudiants de la filière «Artistes & Métiers de l’exposition », proposent des visites déambulatoires ouvertes à toutes et tous intitulées Ces récits ne s’écrivent pas.
 

MERCREDI 20 MAI DE 9H30 À 17H
JOURNÉE DE RENCONTRES

Imaginée dans le cadre de l’exposition, cette journée associe les interventions de responsables de collections, enseignants, étudiants des Beaux-Arts de Paris et de chercheurs invités.
Les interventions traduiront l'exploration des connexions et amitiés à l'œuvre dans le processus de création d'artistes passés par les Beaux-Arts de Paris. Il s'agira de rendre publiques les étapes de recherches d'historiens et historiennes de l'art engagés dans la compréhension de trajectoires artistiques complexes, qui rendent compte d'archives lacunaires. La journée mettra à l'honneur les circulations entres artistes ou ateliers et les scènes artistiques internationales.
Parmi les intervenants : Mickael Berdugo, Jean-Yves Jouannais, Giulia Longo, Pascal Odile, Alice Thomine-Berrada, Dominique Willoughby, Joël Zouna...
 

PROJET ENTRE L'ATELIER CLOSKY ET CROSBY STUDIO (HARRY NURIEV)

Une exposition satellite hors-les-murs (dates à confirmer) en lien avec Des mots et des mondes, présentera des produits dérivés imaginés par des étudiantes et étudiants de l’atelier Closky à partir des œuvres des collections exposées.
 

PROJET COLLABORATIF AVEC LES ÉTUDIANTS DU PROGRAMME HÉRODOTE

Laura Rutishauser et Tara Sammouri, deux étudiantes de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition », réalisent avec les étudiantes et étudiants du programme Hérodote un projet présenté dans le hall de l'exposition. Créé en 2017 aux Beaux-Arts de Paris, Hérodote permet à des artistes en exil non francophones de reprendre contact avec le monde de l’art et de l’enseignement supérieur. Le programme s’adresse à de jeunes artistes ayant déjà commencé des études d’art dans leur pays d’origine ou ayant une pratique artistique active.
 

NONZINE - ATELIER EMMANUEL VAN DER MEULEN

Fanzine réalisé aux Beaux-Arts de Paris par les étudiantes et étudiants de l’atelier Van der Meulen et associé au projet de recherche intitulé « Le travail du négatif », Nonzine est constitué selon le principe d'une mise en commun d'images, de dessins, mais aussi de textes issus des marges des pratiques artistiques des étudiantes et étudiants. Le montage réalisé collectivement dans l’atelier à partir de ces matériaux en produit la lisibilité singulière et la logique visuelle parfois contradictoire. 
Le dernier numéro est présenté dans le cadre de l’exposition.
 

BIBLIOTHÈQUE CONSULTABLE 

Un mobilier-bibliothèque contenant une sélection d’ouvrages en lien avec l’exposition est imaginé en collaboration avec Albane Liebel, Léa Zarrad et Rafael Garcia Lara, étudiantes et étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition »

 

Graphisme : © Halladora Magnusdottir 

Palais des Beaux-Arts
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Découvrez le programme des événements et projets associés à l'exposition Des mots et des mondes.
Autour de l'exposition Des mots et des mondes
https://www.beauxartsparis.fr/fr/evenement/autour-de-lexposition-des-mots-et-des-mondes
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Événement
ÉVÉNEMENTS
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2026-03-27T13:00:00
2026-05-23T19:00:00
Penser le Présent avec Laura Mulvey

Voir avec l’esprit autant qu’avec les yeux

Le parcours de la théoricienne et cinéaste féministe Laura Mulvey a contribué à transformer en profondeur nos rapports aux images. Depuis les années 1970, la théoricienne du « male gaze » n’a cessé d’œuvrer du côté d’un regard mobilisé, conscient des asymétries entre les genres, asymétries qui structurent l’histoire des images, leur réception, leurs modalités de fabrication.

La réception de son travail, en France notamment, a souvent reposé sur les liens qu’elle a su tisser avec des théoriciennes, militantes, traductrices ou enseignantes plus jeunes qui, bouleversées par ses textes, ont permis leur traduction puis leur publication.

C’est le cas de la dernière traduction en date : Un Jardin, aux éditions Burn-Aout (2025). Deux des textes les plus importants de Laura Mulvey (« Le spectateur pensif » et « Le spectateur possessif ») y sont traduits par le collectif Women Remix.

En dialogue avec Clara Schulmann, enseignante aux Beaux-Arts de Paris, et en présence du collectif Women Remix, elle évoque ces effets de transmission, de passation mais aussi ces questions de regard mobilisé et curieux, éminemment féministe.


Née en 1941, professeure émérite à l’Université Birkbeck à Londres, Laura Mulvey est une figure centrale de la culture visuelle telle qu’elle se construit dans la seconde moitié du XXe siècle. En 1975, elle publie dans la revue Screen un article provocateur intitulé « Visual Pleasure and Narrative Cinema ». Conçu comme un véritable manifeste féministe, ce premier texte s’inscrit dans la continuité des activités qu’elle mène alors au sein du Women’s Liberation Movement londonien. Devenu une référence incontournable dans le champ des cultural studies, « Visual Pleasure… » inaugure le croisement des théories du genre et des études filmiques en montrant comment les schémas patriarcaux structurent le cinéma hollywoodien : l’homme est au cœur de l’action, puissance motrice entrainant la progression du récit, tandis que la femme est un centre d’attention, un objet de fascination qui suspend provisoirement le cours des événements. Prenant acte de cette forme de conditionnement du plaisir visuel des spectateurs quelle que soit leur identité de genre, Laura Mulvey en appelait à un cinéma instituant autrement notre relation aux images. Si la différence sexuelle est pour Laura Mulvey un levier d’interprétation essentiel de la réception des films, ses analyses se focalisent désormais plus largement sur la question du désir et la façon dont les pratiques de visionnement réinventent les formes et les usages de la fascination cinéphilique : du « spectateur possessif » au « spectateur pensif », le regard bascule, une position de pouvoir devient un désir de savoir.
Laura Mulvey est l’auteure de plusieurs essais : Visual and Other Pleasures (1989, rééd. 2009), Fetishism and Curiosity (1996, traduit en français en 2019), Death 24x a Second (2006) et Afterimages : on Cinema, Women and Changing Times (2019) – dont l’impact sur le paysage critique et théorique anglophone demeure considérable.


© Droits réservés
 

Amphithéâtre des Loges
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Depuis les années 1970, la théoricienne du « male gaze » et cinéaste féministe Laura Mulvey a contribué à transformer en profondeur nos rapports aux images...
Penser le Présent avec Laura Mulvey
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Rose
ENTRÉE LIBRE
Événement
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Evenement
4532
2026-03-31T19:00:00
2026-03-31T20:30:00